Menu Fermer

Blog

Les régions productrices de thé – l’Asie

Dans l’article précédent consacré à la Chine, j’ai fait mention des quatre grandes zones de production de ce pays asiatique. Il n’est d’ailleurs pas le seul producteur de thé sur ce continent. Il sera donc question de quatre autres payes/régions dans cet article: le Japon, le Sri Lanka, l’Inde et le Népal.

Le Japon

La production japonaise a beaucoup diminué depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, en effet, la plus grande région du thé a été fortement impactée. Il faut savoir également que la production de thé quitte très peu le territoire nippon, ce que nous pouvons consommer ici en Europe n’est qu’une infime partie des variétés de thé existant sur l’île. Au Japon, nous retrouvons surtout des thés même s’il existe aussi des thés noirs. Ils sont uniques car les sols sont riches et le climat particulier de la péninsule influe sur le développement du camelia sinensis. La légende raconte que le premier théier planté sur le sol japonais daterait du XIIe siècle, faisant de ce pays le plus expérimenté derrière la Chine. Il est impossible de ne pas parler des deux incontournables thés qui sont produits sur ces terres: le sencha, un thé vert au goût herbacé, et le maccha ou matchan, une poudre verte du thé dont la préparation nécessite une préparation minutieuse. Ce ne sont bien sûr que deux exemples parmi tout l’éventail proposé par ce pays.

Le Sri Lanka

Le deuxième pays mentionné dans cet article est également une île située au sud-est de l’Inde. Le Sri Lanka est très connu pour un de ses thés en particuliers, le Ceylan ou Ceylon, qui est un nom qui a été donné durant de nombreuses années à l’île. La production du thé s’est développée durant le XIXe siècle et a connu un bond assez important à la suite des problèmes avec les plantations de café qui ont été détruites par la rouille. Le thé sri lankais est souvent utilisé dans des préparations aromatisées avec des épices, vous le retrouverez assez souvent dans les ingrédients d’un thé de Noël. La majorité des théiers se trouvent dans les montagnes, au centre du pays. Le climat y est favorable grâce aux températures douces et des précipitations suffisantes pour nourrir en eau les plantes.

L’Inde

L’Inde était connue pour la vente aux enchères de ses thés, mais depuis deux décennies, les lois se sont assouplies et ont ainsi permises aux agriculteurs indiens de se consacrer à leur production en termes qualitatifs plutôt que quantitatifs. Aujourd’hui, les cultivars indiens ont meilleure réputation et se répandent sur trois zones: le Bengale occidentale (près de la région du Darjeeling, au Nord-Est), l’état d’Assam (où est produit le célèbre thé d’Assam) et les montagnes Nilgiris, ces dernières se situent dans le sud-ouest de l’Inde, le long de la côte bordant la mer d’Arabie. Ces trois régions donnent des thés complètement différents, ceux d’Assam sont tirés d’une autre variété du camelia sinensis, ceux du Darjeeling (des thés assez fleuris) sont des transplantations des théiers de Fujian (Chine) et enfin, les Nilgiris est la plus grande zone de production où on retrouve principalement des thés noirs de faibles qualités destinés aux mélanges, mais cela est en train de changé suite à l’arrêt des enchères.

Le Népal

Tout comme l’Inde, le Népal a connu une tradition tardive du thé par les colonisateurs. Ces derniers ont planté presque en même temps, c’est-à-dire dans les années 1860, dans ces deux régions au climat similaire. Il est ainsi logique que l’on y retrouve des cultivars assez proches. Mais au contraire de leur voisin indien, les népalais ont connu une « crise du thé » durant le XXe siècle suite aux fermetures des frontières aux étrangers (cela rappelle aussi l’épisode de replis sur soi de la Chine), ce n’est seulement depuis la fin des années 1990 que ce petit pays a recommencé en force sa production en thé et qu’il est désormais possible de découvrir dans nos tasses du thé népalais. Et parmi ces thés, il est difficile de ne pas citer le Shangri-La, un thé blanc aux feuilles entières.

Les autres pays

Parmi les autres producteurs asiatiques, on peut retrouver la Corée du Sud, le Vietnam, le Laos, la Thaïlande, le Myanmar et le Bangladesh. C’est en citant tous ces pays que nous pouvons nous rendre compte de la variété des producteurs et que le thé n’est pas forcément uniquement Chinois ou Japonais. Certains pays sont encore en quête d’expériences, mais varier les cultivars est le meilleur moyen de reconnaître les thés qui nous plairont le plus. Il y a tellement encore à découvrir !

Source:

  • J.W. UHL, Thé, Chronique Éditions, Chine, 2016


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *